Marc, technicien en génie alimentaire

Département Sciences et Techniques Alimentaires Marines, Nantes

"Nous avons trouvé dans le génome de la sardine un bon indicateur de l'espèce, même si le poisson a mariné longtemps dans l'huile et les aromates".

- "Notre thématique de recherche porte sur la traçabilité et l'authenticité des espèces et trouve son application dans l'industrie agroalimentaire. Nous mettons au point des techniques servant à identifier les poissons en filet, congelés, en conserve, fumés ou salés. Au début, en 1991, nous utilisions des marqueurs protéiques et depuis trois ans, grâce à l'implantation d'un laboratoire de biologie moléculaire à Nantes, nous sommes passés aux marqueurs ADN."

- "Actuellement, nous participons, avec plusieurs autres laboratoires, à l'établissement d'une base de données européennes sur près de 200 espèces. Nous avons collecté des échantillons en collaboration avec le Muséum National d'Histoire Naturelle. Ce programme de trois ans s'achèvera en 2005."

- "Nous sommes associés à deux autres programmes ; l'un s'intéresse aux tilapias, les poissons chats. L'élevage de ces poissons en Asie rencontre des problèmes d'appellation et d'étiquetage. Nous cherchons donc à identifier ces poissons ainsi que leurs hybrides. Une autre personne du laboratoire travaille également sur les requins."

- "Je viens de terminer un programme qui visait à identifier les espèces de sardines utilisées pour la conserve. La législation européenne n'accorde l'appellation de sardine qu'à une espèce : la sardina pilchardus ; alors que dans le monde, 21 espèces sont commercialisées sous cette appellation. Nous avons trouvé dans un petit endroit du génome de la sardine un bon indicateur de l'espèce, opérant même si le poisson a subi un traitement thermique et a mariné longtemps dans l'huile et les aromates."

- "Étant donné la législation qui se met en place en Europe sur l'origine, l'appellation, et la provenance des produits, il y a énormément de chose à faire. C'est une thématique complètement dans l'air du temps. Ces méthodes d'identification ont été développées à l'origine en criminologie et font penser aux méthodes de la police scientifique."

- "A l'Ifremer, le travail est moins routinier que dans l'industrie et on apprend beaucoup au contact des chercheurs. Je continue à me former pour évoluer dans ma vie professionnelle et l'institut favorise l'accès à la formation."

Études :
  • DUT Biologie appliquée option Industrie agroalimentaire (Perpignan et La Rochelle)
  • BTS Industrie céréalière (Ecole nationale de l'Industrie céréalière à Paris), spécialisation agroalimentaire (ENSIA à Douai)
  • Licence et maîtrise "Sciences biologiques appliquées à l'agroalimentaires" (IUP de Nantes) en formation continue