Gilles, capitaine de navire océanographique

Genavir

"Quand on part en mer, c'est toute une petite ville qui va à la mer".

- " Nous sommes des marins au service des océanographes. Quand on part en mer, c'est toute une petite ville qui va à la mer, et je joue le chef d'orchestre de cet ensemble qui comprend une trentaine de navigants (officiers et marins) et une trentaine de scientifiques, afin que la campagne se déroule bien. Enfin, la météo constitue 50 % du succès d'une mission."

- "Capitaine sur un navire océanographique est un métier plus varié que sur un autre type de navire. Cela permet de rencontrer plus de personnes, de s'intéresser à la mer elle-même et de participer activement à la recherche. On ne fait pas toujours de grandes découvertes, mais de temps en temps, on sent bien que la campagne a contribué à une petite avancée scientifique, que ce soit la découverte d'une nouvelle forme animale sous-marine, une carte de géologie..."

- "Ma mission la plus longue a duré 43 jours sur L'Atalante de Nouméa à Nouméa en franchissant le cercle antarctique. Mythique !"

- "Le bateau travaille 24 heures sur 24. Les navires hauturiers sont équipés pour travailler quasiment jusqu'à 6000 mètres. Nous mettons en œuvre des engins très simples comme le filet à plancton, mais aussi des équipements très sophistiqués de type Victor 6000 ou Nautile qui demandent la coopération active d'au moins dix personnes."

- " Avec l'arrivée du Victor sur les navires, on dispose désormais d'un "œil au fond". Je ne comprends pas toujours ce qui se passe, mais c'est la magie de l'image qui nous accompagne dans toutes les parties du navire, car ces images sont retransmises en direct et sont diffusées sur le réseau interne du bord."

- "Notre rêve de marin va bientôt trouver sa réalisation dans le Pourquoi pas? un nouveau navire océanographique commun avec la Marine Nationale qui dépassera les 100 mètres et fera plus de 6 000 T de déplacement, avec 8 ponts, et plus de 75 personnes à bord. Il faudra peut-être ré-apprendre certaines façons de travailler, mais ce que l'on demande à un navire océanographique c'est qu'il soit bien manœuvrant et qu'il ait une capacité de positionnement dynamique."

- "Marin ? On choisit de faire ce métier parce qu'on est marqué par la mer, depuis l'enfance quand on a lu Jack London ou Jules Verne, vu Cousteau à la télévision et Éric Tabarly dans ses Transats."

Études :

École de la Marine Marchande (Nantes et Marseille)