Benoît, ingénieur en technologie des pêches

Au Laboratoire Technologie des Pêches, station de Lorient

"Quand les pêcheurs viennent nous voir, c'est pour améliorer leur outil".

- "Je développe des modèles qui permettent de simuler les chaluts, et peut-être par la suite nous en développerons pour d'autres engins de pêche. Nous avons mis au point un logiciel de simulation que nous commercialisons et avons déjà atteint nos objectifs puisqu'il a été vendu à 20 gros instituts de recherche et fabricants de matériels. Je suis le produit sur toute la ligne : développement, commercialisation, formation des utilisateurs..."

- "Une autre de mes activités, c'est de coordonner un projet européen sur un nouveau chalut d'échantillonnage à destination des scientifiques... Un projet qui est d'ailleurs une application du logiciel de simulation. Un programme européen, cela permet d'être en contact avec des laboratoires étrangers, de rencontrer d'autres chercheurs, de voyager, de travailler en équipe..."

- "Je participe également à un programme d'étude sur l'impact des engins de pêche sur l'environnement. C'est une étude financée par la Région Bretagne et elle implique des benthologues de l'Université de Brest, des biologistes de l'Ifremer, l'École d'agronomie de Rennes (Ensar), les fabricants de matériel de pêche, des pêcheurs... L'objectif est de proposer des engins qui feront moins de dégâts sur le fond. Je ne sais pas si les pêcheurs les utiliseront, mais au moins des solutions auront été proposées."

- "Les relations avec les professionnels sont bonnes. En général, quand les pêcheurs viennent nous voir, nous technologistes des pêches, c'est pour améliorer leur outil. Ils suivent une démonstration en bassin ou demandent un calcul. Récemment, nous sommes intervenus sur un nouveau bateau, à Boulogne, avant sa mise à l'eau. Nous leur avons permis de gagner beaucoup de temps et d'essais en mer."

- "Des professionnels nous ont aussi demandé une étude pour améliorer la sélectivité dans la pêcherie langoustine-merlu, par une grille sélective. C'est contraignant pour eux mais ils sont conscients que la ressource diminue et que s'ils ne prennent pas les devants, une réglementation dure finira par leur tomber dessus."

- "Il est important qu'un engin de pêche soit le plus efficace possible, mais après il faut que les quantités pêchées soient réglées par des quotas."

- "L'avenir de mon métier est très lié à l'évolution de la pêche, mais aussi à l'évolution des matériaux qui composent les engins."

Études :
  • Ingénieur généraliste en mécanique
  • DEA et Doctorat avec spécialisation en hydrodynamique (École Centrale de Nantes)