Jean-Paul, pilote d'engins sous-marins, chef de bord sur le Nautile
Genavir
"Pour être pilote, il n'y a pas d'école, on doit apprendre sur le tas".
- "Au départ, j'ai été embauché par Genavir comme électronicien. Pour être pilote, il n'y a pas d'école, on doit apprendre sur le tas. La meilleure des formations, c'est de plonger avec tous les pilotes en activité parce qu'on prend un peu le meilleur de chacun."
- "Mon métier, c'est plonger à bord des sous-marins. Quand je suis en mer, même après 19 ans de navigation, chaque campagne est un défi. Généralement les campagnes sont prévues de longue date, les scientifiques se sont beaucoup investis dans la préparation des expériences. Et pour eux, tout se joue dans une plongée. Quand, en fin de campagne, le chef de mission vient voir le responsable de l'équipe et dit " Bravo, on a obtenu beaucoup de résultats scientifiques ", on est heureux."
- "Mes plus belles plongées ? En 1984, avec Cyana parce que c'était la première et parce que j'ai eu la chance de découvrir une épave antique au large du Levant, contenant des amphores magnifiques, où nichaient des poissons... En 1987, ma première plongée sur le Titanic... En 1989, j'ai réalisé ma première plongée sur des sources hydrothermales avec des scientifiques qui m'ont marqué. En 1997, la campagne Flores sur la Dorsale Médio-Atlantique a été ma plus belle campagne et aussi ma première mission sur L'Atalante. Passer du Nadir, l'ancien navire support des sous-marins, à L'Atalante, un bateau flambant neuf, donne l'impression de changer de monde. Au fond de l'eau, le Nautile et le sous-marin américain Alvin se sont rencontrés, et j'étais là..."
- "Bien sûr, il y a eu le Prestige. C'est toujours dangereux de travailler sur une épave, mais nous savons réaliser des choses plus délicates ... Nous avons acquis un savoir-faire qui se transmet de génération en génération depuis les premières plongées du Nautile ou de Cyana. Les équipes se renouvellent, mais la mémoire reste, car il y a beaucoup de choses qui ne peuvent pas se transmettre sur papier. Jamais on n'apprendra à piloter sur une bande vidéo ou en lisant un livre, il faut l'avoir vécu sur le terrain, pratiquer."
Études :
- Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) en Électronique (IUT Toulon)
- Licence d'Électronique (Université de Toulon)

