Le Pôle de calcul intensif
Le recours intensif au calcul scientifique est aujourd'hui au cœur de nombre de projets de l'océanographie moderne. Discipline descriptive jusqu'aux années 80, elle devient progressivement et en réponse à la demande sociétale, de plus en plus prédictive. Pour ce faire, elle s'appuie généralement sur des techniques de modélisation qui, associées à une grande puissance de calcul, trouvent des champs d'application de plus en plus nombreux : modélisations à différentes échelles de la circulation océanique, modélisations couplées (hydrodynamique et chimique, par exemple), modèles de dispersion de contaminants dans le domaine côtier…
Dans d'autres cas, la masse de données à traiter, quand elle devient trop volumineuse, requiert aussi des capacités de calcul importantes comme en géomatique marine ou côtière, quand il faut assimiler des données satellitaires haute-résolution. C'est également le cas du domaine émergent de la bio-informatique marine, pour la recherche de séquences de gènes. Enfin, l'ingénierie marine, avec la mécanique des fluides, le calcul des structures… engendre aussi des activités fortement consommatrices de calcul.
La machine est un Altix ICE 8200 EX de SGI. Il se compose d'un "cluster" de 256 nœuds de calcul (répartis en quatre racks). Chaque noeud de calcul contient 2 processeurs "Intel Xeon X5560 quad core 2.8 GHz". Ce qui veut dire 2048 cœurs de calcul pour une puissance théorique de 23 Tera Flops. Les 256 nœuds sont interconnectés par un réseau 4xDDR Infiniband.
Tous les nœuds de calcul disposent de 24 Go de mémoire, ce qui fait une mémoire globale de 6 To. L'espace disque est sur un serveur NAS et comporte 120 To brut, et sur un serveur lustre comporte 256 To brut. Il y a 1 nœud de login qui est dédié à l'utilisateur pour la compilation des codes et la soumission des jobs.

