Une gestion unifiée pour "la flotte océanographique française"
L'unité mixte de service (UMS) Flotte océanographique française a été créée le 2 mars 2011 pour une durée initiale de 4 ans.
Elle est soutenue par les quatre opérateurs de recherche que sont le centre national de recherche scientifique (CNRS), l'institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), l'institut polaire français "Paul Emile Victor" (IPEV) et l'institut de recherche pour le développement (IRD).
Cette création fait suite aux conclusions du comité stratégique et technique de la flotte (CSTF) en charge de la réflexion sur la stratégie nationale concernant les moyens navals de recherche océanographique.
La flotte océanographique française pourra ainsi se maintenir en tête des flottes internationales, plus particulièrement au niveau européen, et consolider ses avancées technologiques significatives en matière notamment de systèmes sous-marins et de carottage.
La recherche océanographique française dispose d'une flotte composée de :
- Sept navires hauturiers (Marion Dufresne, Pourquoi pas?, L'Atalante, Thalassa, Le Suroît, Antéa et Alis) capables de réaliser des campagnes océanographiques sur tous les océans (hors zones polaires). De 30 à 120 mètres de long, ils sont capables d'effectuer des levés bathymétriques des fonds marins, de déployer des systèmes sous-marins profonds afin de prélever des échantillons ou bien encore de réaliser des carottes de sédiments non déstructurées. Une convention de partenariat passée avec la Marine nationale permet un accès au Beautemps-Beaupré, tandis que le partenariat Ocean Facilities Exchange Group (OFEG) conclu avec six autres pays européens permet de mieux coordonner l'activité des navires. Le projet européen Eurofleets en cours permettra de renforcer l'intégration européenne de la flotte.
- Des engins sous-marins profonds comme le sous-marin Nautile ou le robot télé-opéré Victor 6000 capables de travailler à 6000 mètres de profondeur, uniques en Europe, des sonars remorqués, des équipements de sismique ou de prélèvement (carottage jusqu'à 60 m sur le Marion-Dufresne ou encore le pénétromètre Penfeld) peuvent être mis en œuvre depuis la majorité des navires hauturiers.
- Six navires côtiers (L’Europe, Gwen Drez, Thalia, Côtes de la Manche, Tethys II et Haliotis) utilisés en Manche-Atlantique et Méditerranée permettent la réalisation de campagnes scientifiques nombreuses et variées avec une capacité à assurer un continuum de moyens entre le littoral et l'hauturier.

