Dominique, microbiologiste
Dominique Hervio-Heath est cadre en microbiologie au sein de l’Ifremer, dans le Laboratoire de Microbiologie situé à Brest.
Elle s'est orientée dans cette voie, parce que...
Originaire de Bretagne, Dominique côtoyait fréquemment la mer. Son père, passionné par la nature, a transmis à sa fille son engouement et sa passion pour la biologie, l'incitant plus tard, après un bac scientifique, à s'orienter dans le domaine de la biologie marine.
Son cursus
Dominique a effectué une Maîtrise en Biologie des organismes et des populations à l’Université de Rennes, et un DEA à l’Université de Clermont Ferrand (ce qui correspond à un Master 2). Pendant son DEA, elle est partie travailler durant six semaines aux Etats-Unis sur la Bonamiose, une maladie de l’huître plate. Ce fut pour elle une première expérience qu'elle ne peut oublier.
Elle a ensuite suivi un Doctorat en Biologie fondamentale et appliquée (parasitologie), avec pour sujet de thèse "Les maladies des huîtres plates : étude de Bonamia et Martelia".
Après l'université
Après avoir effectuée sa thèse, Dominique a décidé de partir en post-doctorat au Canada durant un an, au Ministère des Pêches et Océans. Elle a ensuite travaillé pendant une année au sein de l'Université de Vancouver (Colombie Britannique), puis est restée cinq années de plus au Canada, où elle a exercé dans différents secteurs (université, entreprises privées, travail dans les laboratoires...) et différentes disciplines (pathologie animale - salmonidés, immunologie – préparation d’anticorps et de vaccins peptidiques).
Le métier qu'elle exerce aujourd'hui
Dominique est microbiologiste. Son métier a pour but, en plus d'avoir des responsabilités au sein d'une équipe, d'étudier de manière approfondie des bactéries dans leur milieu marin naturel, afin, selon leur développement et leur toxicité pour l'homme, d'effectuer une prévention sanitaire. Son sujet d’étude, et celui d’une partie de l’équipe de microbiologie, est la bactérie Vibrio, qui se développe dans le milieu aquatique marin ou estuarien. Si cette bactérie venait à se propager dans un milieu donné, où la pêche et la conchyliculture seraient présentes, il incomberait aux scientifiques de prévenir les risques sanitaires, en informant les services compétents de l’Etat qui peuvent prendre des mesures pour limiter ces risques.
Ils approfondissent donc leur connaissance de cette bactérie, en étudiant par exemple des paramètres physico-chimiques (salinité, température...), afin de comprendre si une relation peut exister entre un ou plusieurs de ces facteurs et la distribution et l’abondance de Vibrio dans le milieu aquatique.
Dominique intervient en tant qu’experte pour l’OMS, la FAO et les comités de normalisation AFNOR, CEN et ISO.
Un travail en équipe ?
Le travail scientifique s'effectue en équipe. En tant que cadre en microbiologie environnementale, Dominique est responsable d'une équipe qui se compose actuellement de cinq chercheurs, trois techniciens dont un en CDD, un post-doctorant, et un thésard.
Environ 5 à 6 jeunes étudiants sont acceptés chaque année dans leur laboratoire, que se soit pour des thèses ou des stages de plus courte durée, et qu'ils soient issus d'un doctorat, BTS, IUT, master, ou encore de l'INTECHMER (Institut National des Sciences et Techniques de la Mer).
A l'échelle internationale
Dominique a de nombreux contacts à l'étranger, comme au Pérou, au Brésil, au Canada et aux États-Unis. Mais c'est principalement à l'échelle européenne, et nationale, que l'Ifremer travaille.
Les qualités requises, selon elle, pour travailler dans la recherche
Concernant spécifiquement le travail en biologie marine, le permis bateau et la plongée sous marine sont des atouts non-négligeables. C'est aussi le cas des stages, qu'ils soient volontaires ou obligatoires.
Mais, être rigoureux, travailleur, aimer le travail d'équipe, et "avoir un esprit ouvert, et être passionné par son travail", sont autant de qualités qui permettent d'entrer dans le monde de la recherche scientifique.

